Le Saint Sépulcre

Notre Histoire

L’Histoire du Saint Sépulcre

« Ne profanez jamais le « Hailich Graab », vous creuseriez une tombe à Strasbourg! »…

La parole lâchée par Germain Muller fait du Saint Sépulcre une winstub éternelle. Voici sans doute pourquoi elle a traversé le temps et les générations. Aujourd’hui, au cœur de ce Carré d’Or, à côté de Notre Dame, elle fait rayonner la rue des Orfèvres.

La légende la relie au sacré et au profane en même temps.

L’âme d’une winstub

Les initiés croient savoir où trouver le point de départ du souterrain qui permettait, dit-on, à des moines et ouvriers de la Cathédrale de venir y boire un verre en toute discrétion. D’autres évoquent la présence d’un « Sarich » ou plutôt de la table du Stammtisch d’alors, une table aux allures de cercueil naturellement mystique.

On l’oublie un peu, mais les winstubs sont alors ces estaminets rhénans où l’on vient boire du vin dans un décor alsacien fait de rideaux et nappes à carreaux. On y apporte parfois même ce que l’on mange, la carte y est alors succincte.

Gastronomie alsacienne et recettes de famille

Plus tard, la Winstub accorde les vins et les mets. Le Saint Sépulcre propose alors ses foie gras, son inoubliable jambon en croûte et les incontournables de la gastronomie alsacienne comme les recettes de famille.

Les commerçants et artisans du quartier aiment à s’y retrouver. Dès 1936, le Saint Sépulcre est la maison des Lauck. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les femmes y prendront aussi leurs habitudes.

Bien plus qu’un restaurant, une institution

Après la retraite de son père Charles, Robert travaille en famille. Sa fille, son épouse, font partie du personnel. Un « rutscherle » à la main, il tisse un lien fort et affectif entre les clients et l’adresse.

Le Saint Sépulcre est alors la « Winstub du Peuple » selon l’expression de son animateur. Le chef d’entreprise y croise l’ouvrier. Cet esprit règne encore aujourd’hui, toutes les générations s’y retrouvent également.

Maître Restaurateur depuis 2013 grâce à l’engagement de Claude Fricker et du chef, Emilien Meyer, l’adresse écrit son histoire au présent, distillant une cuisine mariant terroirs et traditions. Claude Fricker prolonge ainsi la tradition des tablées du quartier qui, à l’instar du Clou et de Chez Yvonne, furent longtemps dirigées par des femmes de cœur et de caractère.

Bien plus qu’un restaurant, le Saint Sépulcre, s’ Hailich Graab est une institution gourmande.